14 Aug
14Aug

Né le 13 janvier 1920 au Havre (Seine Inférieure).
Elève en 1940 de l'Ecole d'Hydrographie de Paimpol. Prépare l'examen de lieutenant au long cours de la Marine Marchande. 


Prend passage comme canotier, en facilitant l'embarquement clandestin de 12 camarades de l'Ecole le 18 juin 1940 sur l'Albert Faroult, bateau pilote de Rouen. Il quitte Paimpol avant l'arrivée des Allemands, mais les autorités portuaires s'y opposent. Seuls les militaires sont désormais autorisés à quitter le sol français et ces élèves officiers de la marine marchande sont des civils.


Dix-sept d’entre eux parviennent tout de même à embarquer sur un bateau pilote de Rouen, l’Albert-Faroult, arrivé à Paimpol pour échapper aux Allemands. 
En Grande-Bretagne, Jean est admis à l'Ecole navale anglaise (Royal Naval College Dartmouth**) (I* session). Il en sort aspirant le la janvier 1941 et navigue pendant neuf mois sur diverses unités de la Royal Navy : HMS King Alfred, HMS Heartsease, HMS Cathay, HMS Drake. 
Le 1" octobre 1941, il s'engage dans les FNFL, est nommé enseigne de vaisseau de 2° cl. et participe à la bataille de l'Atlantique sur les corvettes Renoncule (octobre 1941-juillet 1942), Commandant Détrovat (juillet à septembre 1942).


Sur l'aviso Commandant Duboc (septembre 1942-décembre 1943), il prend part aux opérations du bâtiment dans l'Atlantique sud, l'océan Indien et la Méditerranée orientale. En avril 1943. il est promu enseigne de vaisseau de 1* cl. Le 9 juillet 1943, alors que le Commandant Detroyat escorte un convoi sur la côte africaine, deux terribles explosions secouent la mer : un sous-marin vient de torpiller le Manchester Citizen et le paquebot De La Salle alors transport de troupes. Quelques instants plus tard, le paquebot reçoit une seconde torpille – le coup de grâce... Parmi les naufragés, Michel Malbert, qui flottait dans le mazout, reconnut la voix de son ami Jean Saliou, officier de manœuvre à bord du Détroyat, qui réussit à le ramener à bord (photo). Le Commandant Detroyat parvint à sauver 300 rescapés de cette tragédie. (Jean et Michel continueront à naviguer ensemble après leur retraite sur le voilier de Michel le long des côtes normandes.) En décembre nommé sur sa demande au l° Régiment de fusiliers marins (1* RFM) avec lequel il combat pendant la campagne d'Italie et est grièvement blessé le 13 mai 1944 à San Andréa, lors de la bataille du Garigliano. 
En décembre 1944, il embarque sur l'aviso Commandant Dominé jusqu'en juillet 1945. 
Affecté sur les porte-avions Béarn puis Colossus de juillet 1945 à janvier 1947
Il quitte le service actif le l° décembre 1947 et entame une nouvelle carrière comme second capitaine à la Compagnie Générale Transatlantique puis à la compagnie des pétroles ( CNP). Il entre au pilotage de la Seine en 1950 et prend sa retraite en 1967. Il continuera à être actif en donnant des cours à l'EAM ( Ecole d'Apprentissage Maritime) du Havre (En face du port de plaisance) et s'occupera de l'école de voile ( Bassin du commerce) et du petit port ( Caravelles et Caragognes ). Il donnera des cours pour passer le permis le bateau. Il rachètera pour ce faire une pilotine à clins de l'Albert Faroult nommée "Petit Jean". Elle servira également pour aller à la pêche en rade du Havre, puis en baie de Morlaix plus tard. Elle sera vendu, restaurée, elle navigue peut être toujours.. 
Le lieutenant de vaisseau Saliou était officier de la Légion d'honneur (1962), commandeur de l'ordre national du Mérite (1996), titulaire de la croix de guerre 1939-1945 avec 3 citations, médaille de la Résistance, médaille des blessés et médaille de sauvetage, chevalier du Mérite maritime. 
Il est décédé le 8 février 1999 à Carantec (29) et repose en paix à Locquénolé (29).


Pascal Breton

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