Dans la salle des machines du « Saint-Malo », nouveau navire hybride de Brittany ferries
Le premier navire hybride GNL-électrique de Brittany ferries a suscité beaucoup de réactions depuis son arrivée sur les côtes françaises et notamment bretonnes. Si le « Saint-Malo » fait tant parler, c'est notamment grâce à sa propulsion, unique sur le transmanche. Mettez votre casque et votre gilet jaune, « le marin » vous emmène dans la salle des machines.Publié le 07/02/2025 Maxime Gallée Le marinSi sa coque rutilante et ses chambres confortables séduisent les passagers, c'est six étages plus bas que le Saint-Malo révèle son véritable potentiel. À l'occasion de son baptême, vendredi 31 janvier, le marin a pu découvrir la salle des machines du nouveau vaisseau amiral de la Brittany ferries. Premier navire hybride GNL-électrique de l'armateur breton, le Saint-Malo fera la liaison entre Saint-Malo et Portsmouth à partir du 12 février, en remplacement du Bretagne.Dans les entrailles du navire de 194,7 mètres, Bertrand Crispils, responsable transition énergétique chez Brittany ferries présente le système de propulsion . « La motorisation thermique au GNL est identique à celle des e-flexer Salamanca et Santoña, exploités en Espagne, présente l'ingénieur, la véritable spécificité du Saint-Malo est sa partie propulsion électrique, adaptée spécifiquement au transmanche ».Cent trente tonnes de batteries sont stockées dans quatre compartiments du navire avec des système de sécurité pour prévenir tout risque d'emballement. Une recharge complète des batteries prend 1h30. Elles permettent ensuite de déployer une puissance de 11,5 MWh avec une autonomie de quatre heures à quai ou 45 minutes lorsque le navire effectue les manœuvres d'entrée et de sortie du chenal tout en fournissant l'électricité à bord.« Cette motorisation hybride assure zéro émission dégagées dans l'atmosphère lors des entrées, sorties et stationnements au port, un confort auditif pour les habitants et les passagers ainsi qu'une très bonne manœuvrabilité pour les pilotes, énumère Bertrand Crispils. Il y a des milliers d'heures d'ingénierie derrière. »Le navire a été certifié par Bureau veritas lors de sa francisation en Espagne. Son sistership, le Guillaume de Normandie devrait arriver très prochainement sur les côtes françaises. Il est attendu pour effectuer des rotations entre Caen, Ouistreham et Portsmouth à compter du 18 avril.